Cagliari

Fête de Sant’Efisio à Cagliari 2027

Groups in Sardinian costume with a banner in the Sant'Efisio procession in Cagliari
© Giova81 · Wikimedia Commons · CC BY-SA 3.0

La fête de Sant’Efisio est le vœu le plus ancien et le plus cher au cœur de Cagliari : chaque année, une immense procession accompagne le saint martyr du quartier de Stampace jusqu’à Nora, sur la côte de Pula, puis le ramène en ville. En 2027, la fête se déroule du 1er au 4 mai, avec le grand défilé dans la ville le 1er mai et le retour à Cagliari le soir du 4 mai. C’est l’une des plus grandes manifestations religieuses et populaires de Méditerranée.

Qui était Sant’Efisio ? L’histoire du vœu de 1652

Selon la tradition, Efisio (saint Éphyse) était un officier romain originaire d’Asie Mineure, envoyé en Sardaigne sous l’empereur Dioclétien. Converti au christianisme, il refusa de renier sa foi et fut martyrisé à Nora en 303. Avant de mourir, il aurait promis de protéger Cagliari et ses habitants.

En 1652, la peste ravagea la ville. Le 11 juillet de cette année-là, le conseil municipal fit un vœu : si Cagliari était épargnée, elle porterait chaque année la statue du saint en pèlerinage jusqu’au lieu de son martyre. Depuis, la promesse a été tenue sans interruption – même pendant les bombardements de 1943 et les années de pandémie, où le saint a voyagé sous une forme réduite. Cette fidélité de plus de trois siècles et demi explique l’attachement des Cagliaritains à leur fête, aujourd’hui candidate au patrimoine immatériel de l’UNESCO.

Un personnage clé est l’Alter Nos, le représentant de la ville qui accompagne le saint pendant les quatre jours en frac et haut-de-forme, au nom du maire.

Que voir à la procession de Sant’Efisio 2027

Le défilé du 1er mai à Cagliari

Le matin du 1er mai, Cagliari se pare de mille couleurs. En tête du cortège avancent les traccas, des charrettes agricoles décorées de fleurs, de tapis et d’objets de la vie rurale, tirées par des bœufs aux cornes ornées. Suivent des milliers de personnes en costume traditionnel venues de toute la Sardaigne, chacune avec les broderies, les bijoux et les couleurs de son village : une occasion unique de voir réunie toute la richesse des costumes sardes. Viennent ensuite les cavaliers, dont les Campidanesi, les Miliziani (miliciens) et la Guardiania, qui escortent le saint.

À midi, la statue d’Efisio quitte l’église Sant’Efisio de Stampace sur son carrosse doré tiré par des bœufs, au son des launeddas – une flûte de roseau sarde à trois tuyaux, très ancienne – et des chants de dévotion. Devant le saint, la rue est couverte de pétales : c’est sa ramadura. Le moment le plus émouvant a lieu via Roma, devant l’hôtel de ville, quand les sirènes des navires du port et les cloches saluent le saint.

Le pèlerinage jusqu’à Nora

Une fois sorti de la ville, Efisio poursuit vers le sud à pied et en char, par Giorgino et les villages de Capoterra, Sarroch, Villa San Pietro et Pula, accueilli partout par les fidèles. Le 3 mai, il atteint Nora, où une petite église romane lui est dédiée près du lieu de son martyre, et la procession descend jusqu’à la plage. Le 4 mai commence le voyage de retour ; tard dans la soirée, Cagliari accueille à nouveau le saint avec une procession aux flambeaux et le salut a atrus annus, « à bien d’autres années ».

Women wearing the lace veil of the traditional costume at the Sant'Efisio procession
© Antonio Cunico · Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0

Que manger à Cagliari

Cagliari est une ville de mer et sa cuisine le prouve. Goûtez la fregola con arselle, petites pâtes de semoule grillées cuites avec des palourdes locales, et la burrida, un plat de poisson mariné typique de la ville. Dans toute l’île, vous trouverez les culurgiones, raviolis farcis de pomme de terre, pecorino et menthe, et les seadas, chaussons frits au fromage nappés de miel. À rapporter : pecorino, poutargue, nougat et une bouteille de Nuragus, Monica ou Cannonau.

Que voir à Cagliari et aux alentours

Profitez des jours de fête pour découvrir la ville. Le quartier de Castello, perché sur la colline, abrite la cathédrale, les tours pisanes de l’Éléphant et de San Pancrazio et la terrasse du Bastione di Saint Remy, avec vue sur le golfe. À la Cittadella dei Musei, le Musée archéologique national expose des bronzes nuragiques et plusieurs Géants de Mont’e Prama. À Stampace, sous l’église Sant’Efisio, on visite la crypte où, selon la tradition, le saint fut emprisonné.

Côté nature : la longue plage du Poetto, le promontoire de la Sella del Diavolo et le parc de Molentargius, où vivent des flamants roses. Au sud, sur la route du pèlerinage, ne manquez pas le site archéologique de Nora, ville phénicienne, punique et romaine au bord de la mer, avec son théâtre et ses mosaïques.

Comment venir et conseils pratiques

L’aéroport de Cagliari-Elmas est à quelques kilomètres du centre, relié à la gare par le train. Depuis Alghero, comptez environ deux heures et demie de voiture, depuis Olbia environ trois heures. Le port de Cagliari est relié par ferry au continent italien.

  • Tribunes : les places assises via Roma et dans les autres zones officielles pour le défilé du 1er mai sont payantes et à réserver à l’avance. Sans billet, vous pouvez suivre le cortège depuis les trottoirs en arrivant très tôt.
  • Horaires : le saint sort à midi, mais les groupes défilent dès le matin. Consultez le site de la Ville de Cagliari pour le programme détaillé du pèlerinage.
  • Hébergement : la ville est comble le 1er mai, réservez longtemps à l’avance.
  • Respect : il s’agit d’une procession religieuse ; on fait silence au passage du saint et on ne traverse pas le cortège.

Questions fréquentes sur la fête de Sant’Efisio

Quand a lieu la fête de Sant’Efisio 2027 ?

Du 1er au 4 mai 2027. Le grand défilé dans Cagliari a lieu le 1er mai ; le saint rentre en ville le soir du 4 mai.

D’où part la procession ?

De l’église Sant’Efisio, dans le quartier de Stampace à Cagliari, que le saint quitte à midi le 1er mai.

Pourquoi la procession va-t-elle jusqu’à Nora ?

Parce que, selon la tradition, le saint y fut martyrisé en 303. Le pèlerinage accomplit le vœu fait par la ville pendant la peste de 1652.